Le contenu

Un centre de consultations pédopsychiatriques attendu mi-2026 à Auxerre

Un bâtiment de consultations pédopsychiatriques de 1.150 m2, qui permettra de réunir trois structures dispersées en ville, doit sortir de terre derrière la polyclinique Sainte-Marguerite. © christophe pacalet
Un bâtiment de consultations pédopsychiatriques de 1.150 m2, qui permettra de réunir trois structures dispersées en ville, doit sortir de terre derrière la polyclinique Sainte-Marguerite. © Christophe Pacalet

Le centre hospitalier spécialisé de l’Yonne a lancé aux Clairions la construction d’un nouveau centre de consultations pédopsychiatriques. Un nouvel outil qui doit améliorer la prise en charge des enfants et adolescents ainsi que les conditions de travail des soignants.

Le meurtre d’une surveillante poignardée par un collégien à Nogent (Haute-Marne), le 10 juin 2025, est encore venu le rappeler. La santé mentale – des jeunes notamment – est devenue un enjeu majeur et a été désignée grande cause nationale cette année.

Annoncé voilà deux ans déjà, le projet de nouveau centre de consultations pédopsychiatriques porté par le centre hospitalier spécialisé de l’Yonne va prendre forme à Auxerre. Soutenu par l’ARS (Agence régionale de santé), ce projet – qui représente un investissement de 4,1 M€ « quasi auto-financé par le CHSY » – doit permettre d’« améliorer la qualité de la prise en charge et des soins pour les patients, ainsi que les conditions de travail des soignants », souligne son directeur Guillaume Fagnou.

Le nouveau bâtiment permettra de réunir trois structures dispersées en ville

Après des travaux de terrassement lancés au début du printemps, sa construction est sur le point de débuter aux Clairions, rue Louise-Weiss juste derrière la polyclinique Sainte-Marguerite. « On espère sa livraison l’été prochain pour une installation à la rentrée 2026 », indique Guillaume Fagnou.
Sur une parcelle de 5.000 m2, le bâtiment d’une surface totale de 1.150 m2 et articulé autour de trois ailes permettra de réunir sur un même site trois structures dispersées en ville : le centre médico-psychologique (CMP) qui accueille les enfants boulevard Vauban, le centre d’accueil et de soins pour adolescents (CASA) avenue Foch et la Maison des adolescents (MDA) rue du colonel Arnaud-Beltrame.

Trois entités qui une fois réunies resteront « bien identifiées » dans ce centre qui abritera à la fois des espaces de rencontres et de confidentialité, pensé pour « participer à la sociabilisation » des jeunes et leur offrir « une ambiance accueillante et apaisée », met en avant le cabinet Architecte(s) qui a imaginé un bâtiment à dominante bois entouré de jardins arborés.

Pénurie médicale

Un nouveau lieu de vie qui doit aussi contribuer à « fidéliser nos soignants, renforcer l’attractivité du CHSY et peut-être nous aider à densifier notre équipe médicale », espère son directeur. Si l’établissement parvient à « recruter plus de personnel non-médical qu’il n’en perd », la tendance est tout autre concernant le personnel médical : « Le besoin en pédopsychiatres est important », souligne Guillaume Fagnou. Faute d’avoir trouvé un successeur à un médecin parti en retraite, le CHSY a ainsi dû fermer une autre de ses structures, l’accueil familial thérapeutique, en 2024.

Source : lyonne.fr

Article publié le 7 juillet 2025.

Toutes les actualités